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Naissance du projet

 
Historique 
Le canton du Jura observe chez ses voisins deux stratégies différentes en matière d'incitation financière à l'amélioration de l'utilisation des ressources naturelles en agriculture. D'un côté, le canton de Neuchâtel opte plutôt pour un système de contributions à l'investissement dans des techniques (subvention à l'achat de pendillards ou à la couverture des fosses à lisier). De l'autre, le canton de Berne a mis en place un système de contributions incitant les changements de pratiques.
La Fondation Rurale Interjurassienne est active sur les cantons de Berne et du Jura. Par son implication dans la formation des agriculteurs du Jura bernois dans le cadre du programme de promotion des sols du canton de Berne, la FRI a un intérêt particulier pour le système bernois. D’autre part, un partenariat entre la Fondation Sur-la-Croix et la FRI intitulé "Recherche de nouvelles solutions en matière de protection des sols" met en évidence les préoccupations jurassiennes en la matière.

 Dans ce contexte un groupe de travail constitué d'agriculteurs représentants de la défense professionnelle et de représentants du canton du Jura s’est constitué. Il est composé des personnes suivantes :

  • Noël Saucy, membre du comité de la CJA, agriculteur bio
  • Gilles Monnat, membre du comité de la CJA, président de la Chambre d'agriculture des Franches-Montagnes, agriculteur PER
  • Claude Hürlimann, agriculteur bio
  • Nicolas Lovy, collaborateur du Service de l'économie rurale du canton du Jura
  • Julien Minne, collaborateur de l’Office de l’environnement du canton du Jura
Le groupe de travail a bénéficié du soutien technique et administratif des collaborateurs suivants de la Fondation rurale Interjurassienne :
  • Claude-Alain Baume, ingénieur agronome HES et responsable du domaine gestion, FRI
  • Amélie Fietier, ingénieure en agriculture ISARA et conseillère en production végétale, FRI
  • Pierre-André Fringeli, ingénieur agronome HES et conseiller en production végétale, FRI

Une esquisse de projet incluant une demande d’aide financière à été déposée à l’Office fédéral de l’agriculture le 28 avril 2010. Le 14 juin 2010, M. Gustav Munz de l’OFAG informait l’institution chargée de l’étude préliminaire, soit la FRI, de l’appréciation favorable de l’esquisse de projet et du soutien financier relatif. Depuis cette date, le groupe de travail et la FRI ont réalisé un important travail allant de la documentation de la situation initiale au dépôt de la demande de soutien qui a permis la signature du contrat entre l'OFAG et le gouvernement jurassien.

Motivation du projet
Le canton du Jura se présente régulièrement vers l’extérieur comme un écrin de verdure, une région de vastes espaces préservés où la qualité de vie est élevée. Ces avantages comparatifs sont reconnus des adeptes du tourisme doux ainsi que de citadins des cantons voisins faisant le choix d'un établissement définitif dans la région. Le dynamisme économique du canton du Jura est étroitement lié à sa capacité d'attirer de nouveaux habitants. Si l'agriculture est à l'origine des paysages jurassiens si appréciés, elle peut aussi être la cause de certaines atteintes négatives à l'environnement, cela malgré une faible intensité moyenne. Une telle situation se révèle doublement problématique : efficience insuffisante de l'utilisation des ressources et potentielle dégradation de l'image d'un Jura "vert". Le projet « SolAirEau » vise une évolution des pratiques actuelles de l'agriculture jurassienne vers des pratiques préservant d'avantage les ressources naturelles.